Témoignage de Laure, une jeune entrepreneure qui s’est lancée dans l’horlogerie en créant sa marque de montres, La Trotteuse.

À 28 ans, Laure Coromines décide de quitter son boulot dans la communication pour se lancer dans l’horlogerie. Avec Brice et Antoine, elle crée La Trotteuse et Cie, une marque de montres vraiment française. Des composants aux bracelets en passant par les cadrans de montre, tout est fabriqué en France.Vous l’aurez compris, La Trotteuse défend la consommation raisonnée et locale (et ça, on aime bien chez Faiseurs de Boite).

Laure a pris le temps de répondre à nos questions au sujet de la création de son entreprise, sa vie de jeune entrepreneure et de sa passion pour l’horlogerie.

Comment est venue l’idée de créer la marque ?

Avec deux copains passionnés d’horlogerie, Brice et Antoine, nous recherchions depuis longtemps la montre de nos rêves. Celle que l’on peut porter tous les jours, classique et intemporelle, aux lignes épurées, mais avec un petit grain de folie au niveau du bracelet. Comme on ne la trouvait pas sur le marché, on s’est dit qu’on ferait aussi bien de l’inventer ! La Trotteuse, c’est donc une montre mixte, inspirée du boyfriend jean, aux bracelets interchangeables et fabriquée en France.

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Avant d’être entrepreneure, que faisais-tu ?

Je travaillais dans une agence de communication, mon premier job à la sortie d’école. La Trotteuse et Cie est née en novembre 2013, à peu près à la même époque. On bossait dessus le soir en semaine et les week-ends. C’est très excitant de créer quelque chose de A à Z, un produit, un univers qui nous correspond complètement et que l’on façonne exactement comme on veut.

“La Trotteuse et Cie défend une consommation responsable et sélective, la plus juste possible”

Qu’est-ce qui a fait que tu te sois lancée dans l’entrepreneuriat ?

Au fil du temps, je me sentais de plus en plus frustrée de ne pas pouvoir injecter plus de temps à notre projet de marque de montres et de ne pas pouvoir le développer comme on en avait envie faute de temps. J’ai donc décidé de quitter mon travail, à 28 ans, pour me consacrer à temps plein à La Trotteuse. C’est un projet qui me tient à cœur et m’amuse beaucoup. Je me sens maintenant très chanceuse de pouvoir faire ce que je fais, je suis ravie d’avoir sauté le pas.

Quelle est la philosophie de la marque ?

Les montres La Trotteuse sont inspirées de nos voyages. On a baptisé nos bracelets de noms de lieux qui nous on marqué : de DUMBO à New York City, en passant par Balicasag aux Philippines et San Isidro en Argentine. Avec La Trotteuse, on veut inviter les gens à voyager, à être curieux, à découvrir le monde. On défend aussi une consommation responsable et sélective, la plus juste possible. Ce sont des valeurs auxquelles nous sommes tous les trois très sensibles et qui dictent la fabrication de nos produits. Nous y apportons beaucoup de soin.

“Les montres La Trotteuse sont vraiment fabriquées en France”

On voit pas mal de marques de montres se (re)développer actuellement. Comment expliques-tu ce phénomène ?

C’est un accessoire classique que l’ont peut décliner selon tous les styles et qui permet une grande part de créativité ! C’est aussi un accessoire que l’on choisit minutieusement et que l’on garde longtemps, ce qui correspond bien à l’état d’esprit « back to basic » qui se développe actuellement.

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Qu’est-ce qui vous démarque des autres ?

Je pense que ce qui nous distingue d’autres marques qui se réclament du « made in France », c’est que les montres La Trotteuse sont vraiment fabriquées en France. On ne se contente pas de surfer sur cette tendance et sur cette appellation un peu floue, on utilise vraiment un maximum de composants d’origine française, pour proposer des montres de la meilleure qualité possible.

Les cadrans et boitiers sont assemblés à la main dans un atelier alsacien. Nos bracelets en cuir de taureaux d’Espelette sont confectionnés au cœur des Pyrénées, dans une tannerie qui perpétue depuis 1927 la tradition du beau cuir. Même nos packagings s’inscrivent dans cette démarche de responsabilité. Ils sont fabriqués à partir de papier kraft recyclable, et sont créés à Champigny-sur-Marne.

Combien de personnes travaillent pour La Trotteuse et Cie ?

Au jour le jour, je travaille seule, mais je me concerte toujours avec Brice et Antoine, mes associés. J’aime beaucoup mon indépendance, mais c’est important de pouvoir échanger, partager son stress, se rassurer, s’entendre dire quand on fait une connerie, et surtout se transmettre mutuellement de l’énergie. Je pense qu’il n’y pas de formule parfaite, c’est à chacun de trouver son équilibre… Je n’arrive pas encore à me payer, mais j’espère atteindre cet objectif d’ici une dizaine de mois.

“Si comme moi, vous souffrez de « phobie administrative », il faut s’armer de courage et de patience !”

Comment s’est déroulée la création de l’entreprise ?

Sans accrocs particuliers, un chemin administratif un peu fastidieux, porté par l’enthousiasme et l’excitation de faire naître notre projet. Mais si comme moi vous souffrez de « phobie administrative », il faut s’armer de courage et de patience !

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Qu’est ce que t’apporte le fait d’être une jeune entrepreneure ?

Le sentiment quotidien de faire quelque chose qui me plait vraiment, qui m’amuse, qui est complètement raccord avec ma personnalité et mes valeurs. Cela me donne le sentiment d’être vraiment en contrôle de ma vie, ainsi qu’une grande impression de liberté, ce qui peut-être un peu flippant parfois … mais cela vaut sacrément le coup !

Les trois qualités essentielles d’un jeune entrepreneur selon toi ?

Indépendance, résilience et savoir bien s’entourer. Il est vital de savoir dénicher les bonnes personnes auprès de qui apprendre. Être réceptif aux bienfaits du café ne fait pas de mal non plus !

Y’a-t-il des erreurs que tu as commises dans la création de ton entreprise ?

Je n’arrive pas à identifier de réelles « erreurs ». Tout est corrigible. Quand je pense ne pas prendre la bonne direction, je fais tout simplement demi-tour ! C’est ce qui est bien quand on travaille avec une équipe réduite, on est flexible et on va vite. J’espère continuer comme ça et grandir à mon rythme.

Qu’est-ce qui t’inspire ?

Beaucoup de jeunes marques françaises, qui comme nous aspirent à allier le charme de l’artisanat à un réel savoir-faire. Je pense à Someone Shoes, Fauvette, Bleu de Chauffe… Des marques avec des produits vraiment chouettes, qui ne démodent pas. Ce sont des marques qui ont également une personnalité et un état d’esprit particulier et des valeurs qui nous ressemblent.

Petite, tu rêvais de faire quoi comme métier ?

Pirate ou gangster, je rêvais d’une vie d’aventure !

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