Rencontre avec Charles, créateur d’iRep, entreprise de réparation de smartphones à domicile.

Charles Lascaux a trouvé la bonne idée au bon moment. Cet étudiant en comptabilité a créé en 2011 iRep, une entreprise de réparation de smartphones. Depuis quatre ans, il sillonne Bordeaux et son agglomération sur son scooter afin de remettre en état cet objet du quotidien indispensable pour beaucoup d’entre nous. Rencontre avec ce débrouillard, de 24 ans.

iRep, c’est quoi exactement ?

iRep offre un service de réparation de smartphones. L’originalité, c’est que nous nous rendons sur le lieu de travail ou au domicile des clients et effectuons la réparation sur place. Nous leur évitons ainsi de se déplacer et de se séparer de leur téléphone. Pour beaucoup, le smartphone est en effet devenu un objet personnel et/ou professionnel indispensable.

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Comment t’est venue l’idée de créer iRep ?

Pour la petite histoire, un jour j’ai cassé mon téléphone et j’ai essayé de le réparer tout seul. Après plusieurs heures de bricolage et quelques sueurs froides, j’avais changé ma première vitre ! Rapidement, mes amis m’ont sollicité pour réparer les leurs.

De bouche à oreille, les demandes se sont multipliées. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que la réparation des téléphones pouvait me permettre de gagner un peu d’argent. J’ai donc lancé un premier site internet en 2011 pour présenter mon service de réparation de smartphones. Deux ans plus tard, j’en ai créé un second, plus abouti.

À la base, je me suis lancé dans cette aventure « juste comme ça ». Puis l’enthousiasme de mon entourage m’a donné envie de créer une entreprise. En créant iRep, j’ai découvert le plaisir d’être indépendant et de travailler à son compte.

« C’est l’enthousiasme des gens qui m’a donné envie de créer cette entreprise ».

Comment la création d’entreprise s’est-elle déroulée ?

Dans un premier temps, il était important de trouver des pièces de qualité. C’est la clef de la réussite ! Nous essayons de limiter au maximum le service après-vente. C’est un gain de temps pour nous comme pour nos clients. Nous avons donc mis en place des procédures pour tester toutes les vitres avant de les poser.

Il a également fallu trouver des fournisseurs avec qui nous pouvions avoir des échanges rapides et efficaces.

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Quel est ton parcours ?

J’ai fait des études de comptabilité avec une Licence et un Master à Bordeaux. Cette formation m’a appris beaucoup en ce qui concerne la gestion d’une entreprise par exemple, l’optimisation de la production, le suivi d’un stock.

« Les rencontres, voilà ce qui me plaît le plus dans mon métier ».

Que t’apportes le fait d’être un jeune entrepreneur ?

De la maturité ! J’ai également amélioré mon relationnel ainsi que ma capacité à gérer les problèmes que l’on peut rencontrer quand on dirige une entreprise. J’ai fait beaucoup de rencontres, c’est ce qui me marque le plus.

Quelles difficultés as-tu rencontrées en créant iRep ?

Nous réparons des téléphones qui coûtent cher, ce qui peut mettre parfois la pression ! On apprend à gouverner son stress. La difficulté du métier réside aussi dans le fait d’être toujours dans l’urgence. C’est un peu harassant parfois.

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Le fait d’être jeune a-t-il été un atout, une contrainte pour créer une entreprise ?

Pour ma part, cela a été un atout ! C’est un métier physique, il faut être en forme pour passer sa journée en déplacement sur un scooter. Il faut également avoir une excellente vue pour manipuler les petites vis des téléphones !

C’est une profession qui demande d’être dynamique et flexible, alors le fait d’être jeune est un avantage. En tous cas nos clients nous font confiance quel que soit notre âge !

« J’aime être indépendant et maîtriser mes actions ».

À quoi ressemble une journée type chez iRep ?

Il n’y en a pas vraiment. C’est assez variable, cela dépend des appels, des urgences. Il faut gérer le planning et le stock, répondre aux mails et appels, fixer les rendez-vous, et bien sûr se déplacer.

Combien de personnes travaillent chez iRep ?

Je travaille avec Alexis Heraud qui est réparateur à son compte. Je l’ai rencontré il y a deux ans au moment où cela devenait très compliqué pour moi de travailler seul. À deux, nous sommes plus efficaces et réactifs ! Mon frère Étienne s’occupe de quelques réparations de temps en temps. Son aide nous est très précieuse pendant les périodes de fortes demandes.

« Nous avons réparé plus de 3000 téléphones ».

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton travail ?

J’aime voir les clients satisfaits de notre travail. J’aime aussi être indépendant, prendre des initiatives et maîtriser mes actions. J’aime aussi les rencontres et les relations que j’entretiens avec les fournisseurs ou les clients.

iRep a quatre ans, quel bilan peux-tu dresser ?

Le bilan est très positif ! iRep s’est bien développée à Bordeaux et dans ses environs au point que nous sommes devenus les leaders de la réparation de smartphones à domicile sur cette zone géographique. Nous avons réparé depuis la création d’iRep plus de 3 000 téléphones. De plus, les retours des clients sont très positifs. Et puis, la création de cette entreprise m’a permis d’apprendre énormément de choses sur le monde du travail.

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Quels sont tes projets ?

Pérenniser l’entreprise. Et pourquoi pas créer des partenariats avec des grandes marques de smartphones ? Je souhaite étendre le réseau, me rallier à d’autres réparateurs. Et évidemment, faire en sorte que les clients soient toujours satisfaits de nos services !

Quels conseils peux-tu donner à celui qui veut se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Il faut oser ! Ne pas avoir peur de prendre des risques, prendre tout ce qui est à prendre et sortir de sa zone de confort. Il faut être rigoureux et ne négliger aucun aspect du métier, être organisé et savoir ce que l’on veut.

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Site d’iRep